Ardèche en liesse

1 juillet 2012

Les états généraux du documentaire se sont dé lés du 19 au 25 août nier à Lussas en Ardèche Ils constituent, depuis 1989, une université d » exclusivement consa au genre. Une trentaine films ont été projetés (dont 4 cassettes numérisées), dix premières oeuvres. Dom colloques et des expositions ont émaillé cette manifestation. Profitons de l’occasion pour déplorer la suppression des documentaires en première partie des programmes les salles de cinéma.

Les festivals

1 juillet 2012

J 6e Festival internationa de la caricature de SairnEstève (du 11 au 2C octobre).
• Rencontres cinématographiques de Beaune (di… 17 au 20 octobre).
ci 7e Festival du film des cultures méditerranéennes de Bastia (du 17 au 2f octobre).
• 5e Festival internatiorE du film d’Histoire (du 22 26 octobre).
• 4e Festival des espc du cinéma européen Genève (du 24 au 2E octobre).
• 1er Salon internatiegrand public des jeux  déo et électroniques (di. au 9 décembre) à Champerret à Paris).
• 6e Festival vidéo Gentilly. ValdeMarne 7 et le 8 décembre).

Bornes nées

1 juillet 2012

La société Extralogies propose un nouveau moyen de vente où la communication joue un. rôle prépondérant, la borne interactive Extravidéo qui offre au public la possibilité de visualiser rapidement des images des cassettes et des films de son choix. Le concept se présente comme un catalogue électronique qui permet à la clientèle de faire son choix grâce à’ des images fixes. Installées à proximité des grandes sur
faces ou des vidéoclubs, elles permettent de trier les produits existant dans ces points de vente, par comédiens, genres cinématographiques, époques, etc. La borne interactive permet une sélection facile, une information rapide et étendue, et une
discrétion totale. Ce projet. aujourd’hui au point, est en phase de commercialisation. Nous y reviendrons très prochainement.

Salon US

1 juillet 2012

Du 14 au 17 juillet dernier s’est déroulée, à Las Vegas dans le Nevada, la dixième édition du VSDA (Video software dealers association). Créé en 1981 par Joe Cohen, le VSDA est l’unique salon, aux USA, existant entièrement organisé par le syndicat des vidéoclubs. Il est financé par des sponsors qui sont les éditeurs, les magazines et les laboratoires. Chaque année, une star préside cette gigantesque manifestation (en 1991, Michael Douglas) où 38 types d’industries sont représentés sur 345 stands. On est en droit de se demander pourquoi pareille fête de la vidéo et du cinéma n’existe plus chez nous. Messieurs les éditeurs, qu’attendez vous?

L’essai dans l’art

1 juillet 2012

A l’initiative de l’Association française des cinémas d’art et d’essai, et avec le concours de la mairie de Paris, s’est déroulée. du 21 au 27 août dernier, une manifestation intitulée «Un chefd’oeuvre, ça n’a pas de prix». Les exploitants d’une soixantaine de salles d’art et d’essai parisiennes ont proposé au public des films de cette catégorie au tarif unique de 26 francs à toutes les séances_ Le succès de l’opération laisse présager une suite pour l’année prochaine.

Le jazz à un train d’enfer

1 juillet 2012

Depuis le 17 septembre et jusqu’au 12 octobre, les dix voituresexpositions du train du jazz sillonneront la France et s’arrêteront dans 22 villes. Le public revivra l’ambiance et l’atmosphère des hauts lieux consacrés au jazz, comme le fameux Cotton Club ou le Massey Hall où, en 1953, fut enregistré le premier grand concert de jazz. Des orchestres joueront parallèlement dans les villes où stoppe ce train pas comme les autres. C’est ta firme Loewe, fabricant allemand de téléviseurs et de magnétoscopes haut de gamme, qui est partenaire avec la SNCF pour le financement de cette initiative.

Pathé de sable

1 juillet 2012

Pathé Vidéo vient de sortir une nouvelle collection, intitulée Les chefsd’oeuvre de notre enfance, distribuée par NMV. Retenons, parmi les titres les plus connus, «Crin blanc», « Le ballon rouge», tous deux réalisés par Albert Lamorisse, et «Les aventures de Saturnin », de Jean Tourane, entièrement tourné avec des animaux. Ceux d’entre vous qui ont aujourd’hui la trentaine ne manqueront pas de verser une petite larme à la vision de ces merveilles. Décidément, la nostalgie est toujouts ce qu’elle était!

STARS A LA BARRE

1 juillet 2012

Ma vie entre des meurtriers et des policiers». Le métier d’avocat n’est pas toujours une sinécure… Pour preuve, «Cinglée» où Barbra Streisand est inculpée de meurtre Pour éviter le procès qui la condamnerait, sa famille et son conseil tentent de la faire passer pour folle Mais «la cinglée» ne l’entend pas de cette oreille et c’est l’ouverture d’un procès préliminaire qui doit déterminer ses capacités mentales. Ce film dépeint de manière tout à fait réussie les moeurs des prétoires américains et montre l’acharnement d’un avocat d’abord confronté à l’hostilité de sa cliente. Pour la défendre, il doit réveiller en elle de douloureux souvenirs et passer outre son agressivité, ses insultes et c’est souvent le cas, les rapports qui se nouent entre l’accusée et son conseil dépassent rapidement le cadre professionnet La relation la plus étonnante est celle de «La poison». Paul Braconnier (Michel Simon) vit avec une mégère qui lui rend l’existence impossible. Il se rend alors chez un ténor du barreau, Maître Aubanel, qui vient de fêter son centième acquittement et l’interroge de façon suffisamment adroite pour pouvoir trucider sa femme en toute impunité. Avec un dossier (et un meurtre) aussi parfait, l’avocat plaide facilement la cause de son client et le fait relaxer. «Suisje un salaud parce que je défends un salaud?» Telle est la question que se pose Gérard Depardieu dans «Rive droite, rive gauche», de Philippe Labro. Avocat d’un puissant industriel, il couvre les magouilles de ce dernier qui, en retour, lui verse de confortables honoraires. Jusqu’au moment où il décide de faire éclater la vérité. En filigrane. le problème est de savoir, ici, si un avocat doit avoir les mêmes opinions que son client pour le défendre. Alan Dershowitz, spécialiste des causes désespérées, apporte un début de réponse dans «Le mystère von Bülow », de Barbet Schroeder. Rien, et en tout cas certainement pas ses modestes origines, ne le prédestinait à prendre la défense de Claus von Bülow, aristocrate condescendant et peu sympathique aux yeux de l’avocat. Malgré leur vision de l’existence quelque peu divergente, Dershowitz va défendre de manière brillante son client.
Dans cette multitude de films consacrés à la justice, signalons également que de nombreuses institutions sécrètent leurs propres tribunaux. L’armée bien sûr, avec sa fameuse cour martiale, dépeinte par Otto Preminger dans «Condamné au silence», et même l’Eglise, comme le rappelle «Le nom de la rose», de JeanJacques Annaud. La reconstitution historique est aussi très en vogue, du «Jugement de Nuremberg», de Stanley Kramer, au « Procès de Jeanne d’Arc» (qui a donné lieu à plus d’une dizaine d’adaptations). Mais quel que soit le lieu ou l’époque, du «Retour de Martin Guerre» (une magnifique illustration de la justice du Moyen Age) au procès spatial de Superman, il s’agit à chaque fois de la même histoire. Celle de la lutte entre le Bien et le Mal, avec la vérité comme enjeu. Un combat éternel qui ne manquera pas d’inspirer encore bien des studios et des cinéastes… flanqués de leurs avocats d’affaires, bien sûr!

Consoles vidéo : jouez avec vos films préférés

1 juillet 2012

Dans sa course aux profits maximaux, le cinéma américain compte, depuis quelques années, sur les revenus annexes tirés du merchandising. Tous les films à succès s’accompagnent aujourd’hui de Tshirts, pin’s, jouets, bandes dessinées à l’effigie et à la gloire des héros du septième art. Ainsi, pour un film comme «Batman», on a dénombré près de 200 produits dérivés qui, outre de substantiels gains, contribuent à accroître encore l’engouement du public. Dans cette stratégie marketing, les jeux pour consoles vidéo occupent une place à part. Ces jeux ne sont pas des gadgets en plus, mais au contraire de véritables adaptations qui rivalisent d’imagination et de trouvailles avec )’oeuvre dont ils s’inspirent. Certains navets donnent parfois naissance à des petits chefsd’oeuvre de jeux vidéo (l’inverse est, hélas, également vrai). Fort logiquement, ce sont les dessins animés qui sont, les premiers, la cible des concepteurs de jeux vidéo. Leur transposition est d’autant plus facile qu’il suffit de reprendre le graphisme déjà créé. Des héros tels que «Bugs Bunny» (Gameboy) ou «Spiderman » (Mégadrive) ont déjà leur jeu. On attend avec impatience la sortie du module consacré aux «Simpsons», le dessin animé qui fait fureur outreAtlantique, et celle de «Fantasia» (Mégadrive), tiré du célèbre chefd’oeuvre de Walt Disney. Dans ce genre, la palme revient à «Mickey Mouse» (Mégadrive) qui possède une animation et des graphismes tout bonnement stupéfiants. Un must! Les éditeurs de jeux vidéo concentrent également leurs efforts sur les films destinés aux enfants et aux adolescents, les acheteurs traditionnels de consoles. On retrouve les inévitables «Tortues Ninja» (Gameboy et Nes), avec lesquelles vous pourrez manger des pizzas et poursuivre des voleurs. Si vous préférez chasser les fantômes, choisissez «Ghostbuster» (Mégadrive et Master System) ou «Ghostbuster 2» (Nes et Gameboy). Avec «Moonwalker», nous admirons Michael Jackson et, grâce à une animation très soignée, ses fameux pas de danse… Si de nombreux jeux sont conçus après le succès d’un film, les grosses productions américaines font souvent coïncider leur sortie avec la première du film. C’est le cas, par exemple, de « Batman» (Gameboy et Nes), «Rocky» (Master System) ou encore de «Retour vers le futur 3» (Master System). Sûrs de la réussite du film, les concepteurs sont également certains de celle du jeu. Les genres cinématographiques où le caractère ludique des consoles vidéo peut pleinement s’exprimer sont, sans conteste, le fantastique et les films d’action. Ainsi toute la fantaisie et les «effets spéciaux» de «Gremlins 2 », «Robocop» ou «Le punisher» (les trois sur Gameboy) se retrouvent sur console vidéo. Mais c’est au rayon aventure où l’on trouve le plus de jeux (généralement basés sur des exercices de tirs et des combats musclés). Tous les genres sont disponibles, des jeux guerriers. avec «Rambo 3» (Master System) ou «Opération wolf» (Master System et Super Grafx), aux péripéties d’un héros face à de multiples « méchants», avec «Indiana Jones» (Master System) ou « Piège de cristal — Die hard» (Super Grafx). Les fans de karaté apprécieront «Jackie Chan» (Super Grafx), tandis que les amateurs de série policière se passionneront pour «Dick Tracy) (Mégadrive). Si vous êtes vraiment un mordu des jeux en rapport avec le cinéma,, sachez qu’il en existe bon nombre sur microordinateur, comme «Terminator 2», «Le parrain» ou «Total recall». La plupart de ces jeux sont de bonne qualité et reprennent, souvent avec humour, les ingrédients qui ont fait le succès des films dont ils s’inspirent. Ils permettent ainsi de prolonger le plaisir que vous avez eu à les regarder. Et en plus, c’est vous qui êtes iô l’acteur principal…

FESTIVAL DE LA BAULE : C’EST DEJA L’EUROPE

1 juillet 2012

La deuxième édition du Festival de La Baule s’est déroulée du 5 au 11 octobre dernier. Idée dans le vent s’il en est, faire la part belle au cinéma européen est une entreprise plus que louable à un an et quelques mois de l’ouverture du grand Marché commun. La cité d’Olivier Guichard a tous les atouts pour réunir les acteurs de la création continentale, et les invités, à l’unanimité, n’ont pas tari d’éloges sur l’accueil qui leur a été réservé par une ville aux mille loisirs (la plus belle thalasso de l’Atlantique) et aux mille délices culinaires (Le Sud Bretagne à Pornichet, L’Océan au Croisic et même la table de L’Hermitage!) Si le but d’un festival est de mieux faire connaître une région et d’attirer de nouveaux «clients», l’opération a parfaitement réussi. Mais le cinéma dans tout cela, direzvous? Malheureusement, c’est là que le bât blesse. Comme l’a souligné l’organisateur Pierre Kalfon : «Notre sélection est le reflet de notre époque, elle est aussi variée que l’ont été les chaos auxquels l’Europe a été confrontée en 19901991.» Martine Jouando (collaboratrice de Frédéric Mitterrand) et François Chapuis ont fait leur cette réalité pour nous proposer un des panoramas les plus noirs et les plus tristes qu’il nous ait été donné de voir dans un festival. « Beau mais chiant», «Dur, triste», « Démoralisant», ce sont quelquesunes des phrases que l’on a pu entendre à la sortie des projections. Il n’y a pas loin à penser que si le cinéma européen poursuit sur cette lancée, le septième art américain a de très beaux jours devant lui. Les festivaliers n’ont donc pas hésité à redéguster quelques anciens petits bijoux comme «Le tambour », «La nuit américaine» (JeanPierre Léaud et Dani étaient au rendezvous) ou «Le festin de Babette». Par bonheur, les vedettes, dont une star, ont illuminé de leur présence cette manifestation à l’organisation parfois défaillante (quelques problèmes de transport, d’hébergement et de cartons d’invitations fantasques) qui fera sûrement mieux l’an prochain (c’était une première pour l’équipe de Pierre Kalfon). Mauro Bolognini (président du jury), Michel Le grand, Marie Laforêt, Philippe Léotard, Gérard Lanvin, MarieJosé Nat, Marlène Jobert étaient, parmi tant d’autres, de la fête. A Vidéo 7, nous sommes tombés sous le charme de Jacqueline Bisset et de Sean Connery. Les yeux de la première, la classe et la disponibilité du second ont fait rêver plus d’un Baulois. Ils ont déjà pris rendezvous pour l’année prochaine.

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