FESTIVAL DE LA BAULE : C’EST DEJA L’EUROPE

La deuxième édition du Festival de La Baule s’est déroulée du 5 au 11 octobre dernier. Idée dans le vent s’il en est, faire la part belle au cinéma européen est une entreprise plus que louable à un an et quelques mois de l’ouverture du grand Marché commun. La cité d’Olivier Guichard a tous les atouts pour réunir les acteurs de la création continentale, et les invités, à l’unanimité, n’ont pas tari d’éloges sur l’accueil qui leur a été réservé par une ville aux mille loisirs (la plus belle thalasso de l’Atlantique) et aux mille délices culinaires (Le Sud Bretagne à Pornichet, L’Océan au Croisic et même la table de L’Hermitage!) Si le but d’un festival est de mieux faire connaître une région et d’attirer de nouveaux «clients», l’opération a parfaitement réussi. Mais le cinéma dans tout cela, direzvous? Malheureusement, c’est là que le bât blesse. Comme l’a souligné l’organisateur Pierre Kalfon : «Notre sélection est le reflet de notre époque, elle est aussi variée que l’ont été les chaos auxquels l’Europe a été confrontée en 19901991.» Martine Jouando (collaboratrice de Frédéric Mitterrand) et François Chapuis ont fait leur cette réalité pour nous proposer un des panoramas les plus noirs et les plus tristes qu’il nous ait été donné de voir dans un festival. « Beau mais chiant», «Dur, triste», « Démoralisant», ce sont quelquesunes des phrases que l’on a pu entendre à la sortie des projections. Il n’y a pas loin à penser que si le cinéma européen poursuit sur cette lancée, le septième art américain a de très beaux jours devant lui. Les festivaliers n’ont donc pas hésité à redéguster quelques anciens petits bijoux comme «Le tambour », «La nuit américaine» (JeanPierre Léaud et Dani étaient au rendezvous) ou «Le festin de Babette». Par bonheur, les vedettes, dont une star, ont illuminé de leur présence cette manifestation à l’organisation parfois défaillante (quelques problèmes de transport, d’hébergement et de cartons d’invitations fantasques) qui fera sûrement mieux l’an prochain (c’était une première pour l’équipe de Pierre Kalfon). Mauro Bolognini (président du jury), Michel Le grand, Marie Laforêt, Philippe Léotard, Gérard Lanvin, MarieJosé Nat, Marlène Jobert étaient, parmi tant d’autres, de la fête. A Vidéo 7, nous sommes tombés sous le charme de Jacqueline Bisset et de Sean Connery. Les yeux de la première, la classe et la disponibilité du second ont fait rêver plus d’un Baulois. Ils ont déjà pris rendezvous pour l’année prochaine.

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